Dernier de classe

On oublie parfois que le dernier de classe est aussi le premier à persévérer. À côté, se trouve celui qui a décroché. Le dernier en classe s’accroche à chaque parcelle de motivation – du petit collant couleur or à la bourse en argent pour souligner les efforts – jusqu’à une pause des plus méritées. Et c’est maintenant qu’il peut se dire qu’il y est enfin arrivé.

Cette année encore, des milliers de jeunes sont restés sur les bancs d’école et des milliers d’enseignants engagés ont transmis leurs connaissances. C’est à eux que nous voulons penser en premier.

Le journal Le Devoir nous apprenait la semaine dernière que la rentrée sera marquée par la persévérance.

Fondamentalement, nous savons que la persévérance vient à bout de tout, mais elle ne tient souvent qu’à un fil. La notion même du dernier de classe n’est pas sans nous rappeler que nous ne reconnaissons pas assez tout le chemin parcouru par l’élève et l’équipe-école au cours d’une année.

Dans une société qui se questionne encore sur la place à accorder à l’éducation, nous retrouvons aussi d’importants partenaires comme la CSQ qui souhaitent faire de l’éducation une priorité nationale. De tels mouvements émergent de plus en plus par l’ouverture de l’école à sa communauté.

Il faut supporter les initiatives locales, l’engagement des communautés, reconnaître et valoriser les bons coups dans nos écoles et faire remonter les bonnes idées. Il faut s’engager pour redonner à l’éducation québécoise ses lettres de noblesse.

Et c’est à partir du moment où nous ferons aussi preuve de persévérance dans nos actions quotidiennes pour mener à bien la mission première de l’école que nous pourrons dire que nous avons aussi parcouru le chemin du dernier de classe.

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