L’éducation, notre équilibre
Alors que plusieurs ont cherché à lancer une bouée à notre système d’éducation pour tenter de le sauver, Philippe Meirieu propose qu’on donne une boussole à l’école pour qu’elle s’octroie ainsi une meilleure direction et retrouve un certain équilibre.
Voilà une conclusion à laquelle nous souscrivons. Après le Collectif pour l’éducation, nous avons fait le souhait que les établissements aient la sagesse de s’inspirer du milieu. L’équation est simple, mais les écoles possèdent-elles actuellement les moyens et les pouvoirs pour aller au-delà des réflexions? Alors que la cible se déplace au gré des campagnes électorales, comment peut-on espérer atteindre son centre?
Un environnement scolaire stable et équilibré
«Des écoles réussissent certes à constituer ces communautés de responsabilité collective, mais leur réussite est fragile, à la merci de personnes qui refusent de travailler ainsi, à la merci aussi de règles et pratiques de mobilité du personnel (direction et enseignant) qui empêchent la construction dans la durée. Oui, c’est au moment où l’on sent ces piétinements, voire ces reculs qu’il est temps de redire que la nouvelle frontière doit être le renforcement de la dynamique de chaque école singulière pour qu’elle crée les conditions qui favoriseront la réussite.» –L’école comme établissement d’enseignement et la réussite. De l’accessibilité à l’école à la réussite dans l’école. (Collectif pour l’éducation)
Doit-on continuer de lancer nos bonnes actions à l’aveuglette, toujours dans l’urgence de l’action? Peut-on s’asseoir et remettre en question les assises de notre gouverne en éducation?
Cet automne, le réseau de l’éducation parlera davantage de persévérance scolaire et de décrochage. Fera-t-on de l’éducation au Québec une véritable priorité? Nous croyons que c’est dans cette perspective que le discours devrait être orienté. Et vous, vers où souhaiteriez-vous le diriger?
