L’éducation au sein d’un mouvement collectif
Dernièrement, par convictions profondes et parce que l’école québécoise a besoin de retrouver ses lettres de noblesse, j’ai accepté après mûre réflexion et consultations, de prendre part à un mouvement collectif au côté de François Legault et de plusieurs autres visionnaires désireux de faire progresser notre société québécoise. C’est à titre de spécialiste en éducation que je participe aux échanges. Mais bien plus encore, c’est pour améliorer le sort de l’éducation au Québec et pour vous redonner la liberté et la souplesse dans votre gestion quotidienne que je me suis sentie interpellée par cette action citoyenne.
Si, pour plusieurs politiciens, l’éducation est un thème en vogue, elle représente beaucoup plus pour moi. J’ai fait de l’éducation ma profession comme un bon nombre d’entre vous, motivée et passionnée. La priorité d’aujourd’hui et des années à venir est de valoriser les acteurs sur le terrain, de VOUS valoriser et d’améliorer VOS conditions de travail. Il importe également de bien saisir les jeunes d’aujourd’hui; leurs aspirations, leur vision de l’école et bien sûr, leur motivation.
L’évolution de notre système d’éducation est au beau fixe depuis des générations. Nous ne cessons de dénoncer l’absence de changements concrets pour nos écoles. Nous nous devons de prendre part au rehaussement de la qualité de notre système pour enfin améliorer les services offerts aux élèves.
Depuis quelque temps, on entend beaucoup parler de bureaucratie, d’allégement de la structure et de décentralisation des pouvoirs. Pourtant, comme directions, nous n’avons jamais été autant submergées de nouvelles tâches et commandes à remplir, chacune nous éloignant davantage de notre vrai rôle. À qui profitent réellement les exigences bureaucratiques actuelles? Ont-elles amené un meilleur service à l’élève? Ont-elles permis de diminuer le taux de décrochage scolaire? Ont-elles une influence positive et directe sur l’éducation des enfants ou servent-elles une classe politique éloignée de la réalité ?
Je sais que les torts ne sont pas irréparables. Au Québec, nous avons de belles histoires de réussite et une panoplie de succès menés par nos équipes sur le terrain. C’est pourquoi, j’ai la certitude que ma venue au sein de ce mouvement collectif nous donnera les marges de manœuvre nécessaires afin de faire émerger librement notre créativité pour mettre en œuvre des moyens concrets et efficaces diminuant, une fois pour toutes, le taux de décrochage scolaire.
Je serai donc à l’avant-scène pour vous, à l’écoute de vos suggestions et de vos idées, gardant en tête les conditions particulières des milieux pour améliorer notre système d’éducation et pour soutenir la relève de demain.
Chantal Longpré
