Nous sommes en pleine Semaine pour l’école publique. À cette occasion, rappelons-nous qu’un rapport des années 60, le rapport Parent, encourageait une démocratisation de l’éducation et la modernisation de la société québécoise en affirmant « le droit de chacun à la meilleure éducation possible ».
Souvenons-nous aussi que la réforme de 1980 visait à favoriser l’égalité des chances, la réussite éducative et le rehaussement culturel par la modernisation des programmes d’études. Les États généraux de 1995 souhaitaient recentrer la mission encourant l’école, améliorer l’égalité des chances et la réussite éducative, puis laïciser et moderniser les structures en place.
Quel est le fil conducteur de ces soixante dernières années, malgré les profondes transformations de notre société?
Je crois que c’est la possibilité, pour tous les élèves, de bénéficier d’une éducation de qualité.
Les derniers États généraux remontent à 30 ans. C’est long, 30 ans, quand on considère à quel point le monde s’est rapidement transformé. Pendant ce temps, notre école publique a tenté de s’adapter aux réalités des élèves d’aujourd’hui avec une politique d’adaptation scolaire qui, elle, date d’une époque où nous avions encore peur du fameux bogue de l’an 2000. Pour ne pas dire qu’elle est désuète, cette politique…
Oui, nous souhaitons des nouveaux États généraux. Mais ils doivent prendre en compte l’expertise des acteurs en éducation, des souhaits des parents et de l’avenir des élèves. Ils doivent être menés par des chercheurs qui s’appuient sur les pratiques probantes, mais qui ont également une grande ouverture d’esprit pour changer ce qui doit l’être, mais aussi de mettre en valeur ce qui se fait déjà de bien.
Notre école publique mérite cette réflexion et une vision à long terme. Pour les directions et directions adjointes de la FQDE, bien s’occuper des élèves du secteur jeune, adulte et de la formation professionnelle ne doit pas être qu’un engagement électoral, mais également un objectif qui guide nos façons de faire, nos objectifs et notre mission éducative.
Aimer notre école publique pour longtemps c’est tout d’abord écouter ses besoins.
Bonne semaine!
N.B. : Ce texte a été 100% composé avec l’intelligence humaine.
Francis Côté, Président de la fédération québécoise des directions d’établissement d’enseignement